
Si 8 millions de personnes ont regardé le film de Yan Arthus Bertrand à l'occasion de sa première diffusion en 2009, il y a plus de 10 millions d'autres téléspectateurs qui ont regardé un autre programme en marquant ainsi leur indifférence au sort de la planète... Et encore le match de foot sur la 2 n'était qu'une simple rencontre amicale sans enjeux... Qu'en aurait-il été si le match avait été décisif ?....
Dans le même ordre d'esprit, la sortie du film de Nicolas Hulot à été l'occasion d'une déferlante de critiques émanants des protagonistes les plus vertueux chez les verts (de rage) ou même chez les décroissants. Certes les critiques étaient parfois fondées : Le Syndrome du Titanic ne remet jamais en question les pollutions ou les travers de ses sponsors, toutefois si l'initiative n'est pas parfaite, elle nécessite tout de même des encouragements.
Si la critique est facile, il est peut-être préférable d'utiliser son énergie pour offenser ou agresser d'autres cibles moins méritantes.
La critique est souvent aisée car le critique est dans l'aisance. Quelles que soient les initiatives, par idéologie chaque camp va se regrouper derrière celui qui aura crié le plus fort ou le plus vite. Avez vous souvent croisé la repentance dans le milieu politique ? Dire, "je me suis trompé", 'je reconnais mon erreur", "cette information nouvelle change mon point de vue"... autant d'attitudes nobles et rares.



