En 1966, les habitants de la Terre utilisaient 60% de ses ressources biologiques.En 2006, nous en consommions 125 % et avec l'accroissement du nombre de terriens, le pourcentage augmente chaque année. Cela signifie qu'il faut aujourd'hui plus d'un an et trois mois pour produire les ressources renouvelables que nous consommons en un an* !... C'est ce que révèle le dernier rapport du Fonds mondial pour la Nature (WWF ou World Wide Fund for Nature) en se basant notamment sur le calcul de l'empreinte écologique.
Les réserves de stocks alimentaires diminuent en même temps que diminuent la surface des terres agricoles en raison de la désertification, de l'urbanisation, de la diminution des rendements... et dans le même temps, les découvertes de gisements de pétrole sont maintenant bien inférieures aux productions consommées...
Le rendez-vous avec un choc de rupture s'avère donc imminent...
* Il y a parfois des personnes qui ont du mal à comprendre ce phénomène; pour l'expliquer simplement, prenons un exemple : si aujourd'hui l'ensemble des poissons représentent 100 unités de vies et qu'ils procréent chaque année leur descendance à hauteur de 20% de leurs effectifs, en prélevant chaque année plus de 20% des ressources disponibles, il est assez aisé de comprendre que le nombre global des poissons va diminuer au fil du temps...
Pour illustrer cette hérésie :
Au nord de la Chine et en Mongolie, vit une race de chèvres très particulière : La cachemire. Cette chèvre, comme son nom l'indique, produit les poils et les fibres qui permettront la fabrication des pulls des occidentaux en mal de chaleur et de douceur. L'internationalisation aidant, les producteurs de chèvres ont trouvé là un bon filon et une ressource intéressante. Les paysans locaux ne sont pas riches, mais ils ont amélioré sensiblement leur situation et leur confort de vie. Les chèvres et la production se sont alors multipliés...
Problèmes : les chèvres "broutent" et mangent, des feuilles aux racines, toutes les plantes sur leur passage. Trop nombreuses, elles éradiquent toute la végétation allant même jusqu'à grimper dans les arbres pour y manger les feuilles hautes. En quelques décennies, leurs lieux de vies se sont appauvris au point de les rendre désertiques. Les ressources naturelles étant taries, les éleveurs sont contraints d'importer la nourriture de leurs chèvres. De plus, la désertification des terres entraîne des tempêtes de poussières qui ne font que dégrader la situation.
L'emprunte écologique qui était équilibrée depuis des siècles s'est brusquement dégradée, marquée par un déséquilibre presque irréversible...
Mieux vaut emprunter un chemin difficile, plutôt qu'avoir l'air emprunté des générations futures.
[Dominique Boscher]
Le rendez-vous avec un choc de rupture s'avère donc imminent...
* Il y a parfois des personnes qui ont du mal à comprendre ce phénomène; pour l'expliquer simplement, prenons un exemple : si aujourd'hui l'ensemble des poissons représentent 100 unités de vies et qu'ils procréent chaque année leur descendance à hauteur de 20% de leurs effectifs, en prélevant chaque année plus de 20% des ressources disponibles, il est assez aisé de comprendre que le nombre global des poissons va diminuer au fil du temps...
Pour illustrer cette hérésie :
Au nord de la Chine et en Mongolie, vit une race de chèvres très particulière : La cachemire. Cette chèvre, comme son nom l'indique, produit les poils et les fibres qui permettront la fabrication des pulls des occidentaux en mal de chaleur et de douceur. L'internationalisation aidant, les producteurs de chèvres ont trouvé là un bon filon et une ressource intéressante. Les paysans locaux ne sont pas riches, mais ils ont amélioré sensiblement leur situation et leur confort de vie. Les chèvres et la production se sont alors multipliés...
Problèmes : les chèvres "broutent" et mangent, des feuilles aux racines, toutes les plantes sur leur passage. Trop nombreuses, elles éradiquent toute la végétation allant même jusqu'à grimper dans les arbres pour y manger les feuilles hautes. En quelques décennies, leurs lieux de vies se sont appauvris au point de les rendre désertiques. Les ressources naturelles étant taries, les éleveurs sont contraints d'importer la nourriture de leurs chèvres. De plus, la désertification des terres entraîne des tempêtes de poussières qui ne font que dégrader la situation.
L'emprunte écologique qui était équilibrée depuis des siècles s'est brusquement dégradée, marquée par un déséquilibre presque irréversible...
Mieux vaut emprunter un chemin difficile, plutôt qu'avoir l'air emprunté des générations futures.
[Dominique Boscher]


